Marie-Josée Bastien ©Eva-Maude TC
Nouvelles

Yahndawa’ : ce que nous sommes, de Marie-Josée Bastien, lauréat d’Une ville, un livre 2026

Pour la première fois en huit éditions, c’est un texte dramatique qui remporte le titre d’Une ville, un livre. Le jury citoyen de l’initiative, mise sur pied par Québec, ville de littérature UNESCO, a choisi Yahndawa’ : ce que nous sommes, de la dramaturge, comédienne et metteure en scène wendate Marie-Josée Bastien, publié aux Éditions Hannenorak. La pièce, déjà créée sur les planches du Trident en 2024, fera l’objet d’une programmation spéciale à la Bibliothèque de Québec du 18 au 23 septembre, avant un 5 à 7 festif aux Éditions Hannenorak le 16 octobre.

Que le mouvement — né à Seattle en 1998 pour recréer, à l’échelle d’une ville entière, l’expérience d’un club de lecture — consacre pour la première fois une œuvre destinée à la scène en dit long sur la place que le théâtre continue de se tailler dans le paysage littéraire québécois. Yahndawa’ y arrive avec une légitimité déjà bien établie : le texte a rayonné en production avant de rayonner sur la page, renversant l’ordre habituel de la reconnaissance littéraire.

Marie-Josée Bastien dans une scène de Yahndawa’ : ce que nous sommes , créée au Trident en novembre 2024, avant d’être présentée à Montréal aux Écuries en décembre de la même année ©Stéphane Bourgeois © Stéphane Bourgeois

L’œuvre retrace une lignée wendat sur fond de combat réel : celui du patriarche Ludger Sarenhes Bastien contre la Ville de Québec pour l’accès à l’eau et à l’électricité de sa communauté. Le jury, composé de représentantes et représentants de Wendake et des arrondissements de Québec, a salué la qualité du texte et la relecture de l’histoire de la ville qu’il propose depuis une perspective wendate.

Marie-Josée Bastien est une figure marquante du théâtre à Québec autant qu’à l’échelle nationale, elle a signé la mise en scène d’une trentaine de spectacles, écrit une vingtaine d’œuvres et joué dans plus de cinquante productions au Québec comme en Europe, en plus d’avoir été plusieurs fois récipiendaire des Prix d’excellence des Arts et de la Culture de Québec.

Trois autres titres complétaient la liste des finalistes 2026 : Ash, de Sarah M. Tambo (Groupe Nota bene), Épinette, d’Isabelle Lapointe (La Mèche), et La société des arbres, de Natalie Jean (Leméac).

Vous pourriez également aimer...