Clap Clap : Petit spectacle explosif

Une baignoire dans un lieu indéfini, saturé de blanc. Deux paires de jambes féminines pendent mollement à chaque extrémité. Deux femmes sans nom, sans histoire, s’affrontent dans une lutte qui est un jeu de pouvoir et de domination. Pendant une petite heure, une guerre d’une grande intensité physique pousse les protagonistes au bout de leur …

© Daniel Auduc

Princesse K : Un récit terrifiant qui séduit les enfants

Remontant au mythe fondateur de sa famille, transmis dans un écrit rédigé par l’aïeul, majordome de son état à l’époque des châteaux et des familles royales, le narrateur nous invite à le suivre dans cette épopée fabuleuse. Il nous entraîne alors dans un récit truffé de malheurs, de méchancetés, de meurtres, d’une naïve famille royale …

© Jérémie Battaglia

En attendant Gaudreault, précédé de Ta Yeule Kathleen : Miserere pour solitaires à la dérive

Une mère seule avec une stridence dans la tête.  Ça vous rend dingue. Cette virulente attaque sonore, insupportable, c’est Kathleen, le bébé que personne ne veut avoir, celui qui vous déshumanise. Seule en scène avec un lit d’enfant et des carrés de lumière qui esquissent des lieux différents, la mère célibataire du 3e nous emporte …

© Christian Lapointe

Sepsis : Les zones limites de l’humanité

Dès l’abaissement du mur carrelé d’ocre et d’or entremêlés qui bloque la scène, nous basculons en apesanteur au-dessus d’une pièce. Vision en plongée sur une salle rutilante et nue: ici un seau avec une vadrouille, là une chaise avec une tablette à pince. De part et d’autre, une série de portes métalliques parfaitement alignées. Un …

© Vincent Champoux

L’Absence de guerre : Une philosophie du simulacre

Parfois, une pièce nous rappelle pourquoi on est fou du théâtre. L’absence de guerre du génial auteur David Hare, présentée à Premier Acte, en est une démonstration éclatante! Bien que datant de 1993, ce texte sur une campagne électorale du parti travailliste britannique est d’une actualité criante. Les liens avec le Parti Québécois sont si évidents …