What bloody man is that : Variations énigmatiques

Qualifié par la metteure en scène Angela Konrad d’opérette trash (l’appellation anglaise punk operetta me semble plus juste), What bloody man is that se révèle un objet foisonnant, qui intègre aussi bien la physicalité de Grotowski que le théâtre de la cruauté d’Artaud ou la distanciation de Brecht, auteur que la metteure en scène allemande, …

Farewell Montreal : Avant de te dire adieu

Imaginez une fête à laquelle un copain vous aurait conviés. Vous ne connaissez pas les hôtes, Chad Dembski et Dustin Harvey. Vous savez tout au plus que le premier habite à Montréal, le second à Halifax. Vous avez peut-être mal noté l’heure ou l’adresse, avez été surpris par le déluge. Vous arrivez une fois qu’il …

L’homme atlantique : Déconstruire, dit-il

Pour Marguerite Duras, l’amour meurt avant même qu’il ne naisse. La rencontre entre un homme et une femme est condamnée dès le premier geste, le premier baiser, le premier regard, ce même regard qui s’inscrit au cœur de son œuvre, qui détaille, implacable, qui découpe, en autant de plans fixes à apprivoiser autrement, qui dissèque, …

Birds with Skymirrors : Ocean’s Eleven

En 2011, j’avais découvert Tempest: Without a Body du chorégraphe Lemi Ponifasio presque par hasard, une copine en ayant parlé avec tant de conviction que j’avais accepté de l’y suivre. Deux ans plus tard, l’émotion ressentie restait suffisamment vive, l’onde de choc légèrement insidieuse, pour que j’hésite une seule seconde à inclure Birds with Skymirrors …

Sherlock Holmes : Pas si élémentaire

Menant une carrière plus qu’intéressante à Hollywood, l’acteur montréalais Jay Baruchel remonte pour la première fois sur les planches depuis l’école secondaire dans le rôle-titre de Sherlock Holmes de Greg Kramer. Il exsude la suavité et l’assurance presque arrogante du mythique détective londonien. Il possède également ce côté légèrement décalé – qui faisait tout le …

Jamais Lu | Bal littéraire : S’éclater entre ciel et terre

La proposition sur papier semblait des plus attirantes : cinq auteurs (trois français, deux québécois), dix chansons, une pièce à laquelle tous auraient travaillé, présentée un soir seulement sous cette forme, une première québécoise, d’après une idée originale de la Coopérative d’écriture, un lieu d’exploration protéiforme. « Nous deviendrions un moi pluriel, ennemi d’un monde unidimensionnel …

Moi et l’autre : La somme de ses parts

«Je est un autre», croyait Rimbaud. Talia Hallmona, qui signe ici en collaboration avec Pascal Brullemans un premier texte porteur, détourne le constat pour nous proposer une plongée en apnée dans les eaux parfois troubles de l’identité. Comment peut-on quitter un pays, ses odeurs, superposer une autre langue à celle entendue depuis notre naissance, et …