Jamais assez : Danse radioactive

Créée au Festival d’Avignon en 2015, où elle fut chaleureusement accueillie, la chorégraphie de Fabrice Lambert s’inspire du documentaire Into Eternity, de Michael Madsen, qui décrit un chantier d’enfouissement de déchets nucléaires à Onkalo, en Finlande. Un chantier de la démesure, puisque ces déchets devront être enfouis pendant 100 000 ans avant de perdre leur …

Gala : La magnifique légèreté de l’être

On a beau lire les entrevues, le dossier de presse, le programme, il y a des propositions théâtrales qui nous déjouent. Gala, de Jérôme Bel, qui renaît avec une nouvelle distribution dans chaque ville où elle s’arrête, a cette qualité rare de rafraîchir notre conception de la représentation tout en étant comique, touchante et surprenante. …

L’autre hiver : Se laisser happer

Il y a quelque chose de fascinant dans cette lecture en strates proposée par L’autre hiver. On y devine Verlaine et Rimbaud comme à travers un kaléidoscope. On y reconnaît la langue si particulière de Normand Chaurette. On retrouve l’esthétique de Denis Marleau et Stéphanie Jasmin, prolongement des Aveugles de Maeterlinck. Dans ce que l’on …

Siri : Cœur de robot

Du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick 2001, l’Odyssée de l’espace aux péripéties surannées des lieutenants à mini-jupes et chandails colorés de la série Star Trek, en passant par l’incontournable corpus littéraire d’Isaac Asimov, l’humain se questionne depuis longtemps, à travers la culture, sur les liens qui l’unissent à l’intelligence artificielle. Posée crûment, la question essentielle et …

Mille batailles : Une parfaite maîtrise du geste

Mille batailles, la nouvelle création de Louise Lecavalier, était fort attendue, trois ans après So Blue. La chorégraphe poursuit son travail sur la recherche du dépassement de soi, aux limites de l’effort physique. Au mélange de guitare électrique et d’échantillonnage binaire et saccadé, exécuté en direct par Antoine Berthiaume, la danseuse s’avance sur la pointe …

Nos serments : Scènes de la vie conjugale

L’expérience se révèle fort attrayante et évocatrice : l’adaptation très libre d’un film des années 1970 de Jean Eustache, La Maman et la putain, concoctée par la metteure en scène Julie Duclos et sa compagnie L’In-quarto, dresse un portrait non complaisant d’un groupe de trentenaires d’aujourd’hui. Mais, mettre en scène des comportements amoureux de couples voulant …