Tombé du ciel : L’enfer est pavé de bons sentiments

Parfois jadis, parties chercher du lait au «village» certaines personnes ne revenaient jamais. Emportées par un grand vent séducteur, abandonnant les affres quotidiennes, chien, chat et famille, elles partaient s’offrir un nouveau départ. Le jour du 11 septembre 2001, Ben, en se rendant dans les tours où il travaille, fait un crochet chez sa maîtresse… …

Pig : Fable douce-amère

Malgré sa jeune trentaine, Simon Boulerice possède une feuille de route éblouissante. Il jouit surtout d’une qualité rare: une voix que l’on reconnaît en quelques lignes. Avec une ingénuité d’éternel adolescent, il sait se servir d’une situation en apparence banale, la détourner à son avantage et ce faisant, il se révèle l’un des conteurs les plus …

La Ville : Entre rêve et désespoir

Curieuse coïncidence (et grand bonheur!) de programmation, deux pièces de Martin Crimp, auteur britannique dont la renommée ne cesse de croître, ont successivement pris l’affiche à Montréal. Après Face au mur, mise en scène par Hubert Colas et présentée quelques jours en janvier à l’Usine C, Denis Marleau et Stéphanie Jasmin proposent leur vision de …

FAR : Le corps sous tous ses angles

Fasciné par les liens entre sciences (cognitives ou non), nouvelles technologies et danse, Wayne McGregor possède un langage chorégraphique puissant, immédiatement reconnaissable: extensions démesurées, contorsions qui rappellent les toiles de Francis Bacon et isolations des segments qui défient toute logique. Le corps est poussé au-delà de ses limites, en un troublant combat entre humanité et …

Organon : Mauvais rêve

Le dernier né de la compagnie Parabollik Guérilla est ce qu’il est convenu d’appeler un objet spectaculaire non identifié. Il faut dire qu’Alexander Wilson et Mélanie Verville jonglent avec des concepts aussi pointus que l’anisotropie du cosmos, la fluctuation quantique ou la stochasticité intrinsèque du vide pur comme d’autres parlent de la pluie et du …

Chlore : Prison de chair

Alors qu’elle avait seulement neuf ans, la petite Sarah vécut un drame épouvantable, transformant sa vie en cauchemar: deux de ses camarades de classe, excédés par son fredonnement incessant de La Mélodie du bonheur, et peut-être même excédés par la simple existence de celle que tous les gamins surnommaient «gros tas», la forcèrent à avaler …