Ô lit! : Pyjama party

Les enfants ne sont que très rarement en contact avec la danse, encore moins contemporaine, dans le cadre de leur cursus scolaire. Alors que les programmes artistiques disparaissent les uns après les autres, on ne peut que saluer le travail de la compagnie Bouge de là qui continue à croire en la nécessité d’ancrer l’imaginaire …

Porgy and Bess : Pari tenu

Porgy and Bess fait partie de ces opéras mal-aimés. Les puristes le considèrent trop «comédie musicale» et les jazzophiles qui ont découvert son existence à travers une des nombreuses relectures de Summertime trouveront peut-être le dispositif scénique un peu lourd. Le propos – un portrait de l’Amérique noire des années 1930, écrit par un Blanc …

Face au mur : Comme des somnambules vers la catastrophe

Après Kolik, présenté à l’Usine C au printemps dernier, Hubert Colas revient avec trois courtes pièces, signées d’un des plus brillants dramaturges britanniques contemporains, Martin Crimp: Ciel bleu ciel (Whole blue Sky), Face au mur (Face to the Wall) et Tout va mieux (Fewer Emergencies). Certains textes de Crimp ont été ici portés à la scène, par …

Moi, Feuerbach : L’insoutenable fragilité de l’être

Ce n’est pas véritablement une reprise, mais plutôt une «recréation», que ce Moi, Feuerbach, 18 ans après sa première présentation. Si les principaux artisans sont toujours présents (Téo Spychalski à la mise en scène et Gabriel Arcand dans le rôle titre), les personnages secondaires sont joués par d’autres, et la scénographie a évolué, comme, sans …

Unknown Body : Tous les matins du monde

Dans Unknown Body, la chorégraphe Jocelyne Montpetit se fait et se défait par le prisme d’une danse réceptacle du monde. «Les danseurs sont des cadavres qui reprennent vie et dansent», disait Tatsumi Hijikata, le cofondateur du butô, avec lequel Jocelyne Montpetit a «fait ses classes» pendant quatre ans. Les interrogations métaphysiques de la danseuse, où …

Marie Tudor : La valse des passions

Qui pense Claude Poissant pense habituellement «création», mais voilà que le metteur en scène renoue avec les classiques en montant Marie Tudor au Théâtre Denise Pelletier. Avec le doigté qu’on lui connaît, il évite tout aussi bien la grandiloquence que le mélo, conduisant les comédiens (notamment Julie Le Breton, dans le rôle titre) à adopter …