À l’heure où « le monde se fragmente », Duceppe choisit de faire du théâtre un lieu de rencontre. Dévoilée le 20 avril, la saison 2026-2027 de l’institution montréalaise s’articule autour de cinq spectacles signature qui interrogent l’intime, la mémoire, la justice et l’identité, avec en filigrane une volonté claire : recréer du lien dans un contexte social marqué par les divisions.
« Le théâtre continue de faire le pari inverse : celui du rassemblement », soulignent les codirecteurs artistiques David Laurin et Jean-Simon Traversy, aux côtés de la directrice générale Amélie Duceppe. Une ligne de force qui traverse l’ensemble de la programmation, entre reprises marquantes, créations québécoises et relectures de classiques.
La saison s’ouvrira à l’automne avec 24 poses (portraits) de Serge Boucher (2 septembre au 3 octobre 2026), mis en scène par Édith Patenaude. Dans une cour de banlieue où une famille se réunit pour un anniversaire, la pièce fait affleurer, sous les souvenirs et les petites tensions, un drame latent. Portée notamment par Guylaine Tremblay et Martin Drainville, cette reprise d’un classique contemporain donne le ton : un théâtre de l’intime, où les non-dits deviennent matière dramatique.

Cette exploration des liens familiaux et de la mémoire trouve un prolongement plus vertigineux avec Le fantôme dans la machine de Fanny Britt (28 octobre au 28 novembre 2026, puis en tournée). Dans cette « auto-science-fiction » mise en scène par Alexia Bürger, une femme confrontée à la réapparition de son frère décédé navigue entre deuil et réalités parallèles. Une proposition qui brouille les frontières du réel pour mieux interroger les récits que l’on se construit.

La saison fera aussi une place au répertoire avec Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams (janvier-février 2027). Déjà annoncée en pré-dévoilement et présentée également à Québec au Trident, cette production revisité le classique américain dans une forme physique et musicale par Virginie Brunelle et Jean-Simon Traversy. Entourés d’une fanfare de cuivres, les personnages évoluent dans un univers où danse et théâtre se rencontrent, redonnant une intensité contemporaine aux tensions de Blanche, Stella et Stanley.

Du côté des créations, Nous, dans les plaines immenses (mars-avril 2027) réunit Olivier Kemeid et Sasha Samar autour d’un récit d’exil et de transmission. Entre humour et gravité, la pièce fait dialoguer parcours migratoire et mémoire personnelle, dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine. Une œuvre qui s’inscrit pleinement dans le désir de Duceppe d’ouvrir des espaces de réflexion sur le monde actuel.

Enfin, Prima facie | À première vue de Suzie Miller (avril-mai 2027) viendra clore la saison avec un solo percutant porté par Valérie Tellos. En plongeant au cœur du système judiciaire à travers le parcours d’une avocate confrontée à ses propres limites, la pièce met en lumière les biais de la justice et la complexité de la parole des victimes.

En parallèle, la formule des « 5 à 7 » se poursuit avec deux propositions plus intimistes présentées en coulisses. Michelines de Michel-Maxime Legault (septembre 2026) rend hommage, avec humour et tendresse, aux figures féminines du quotidien, tandis que Baleine de Stéphanie Arav (avril-mai 2027) aborde, sur un mode à la fois cru et sensible, les enjeux de santé et de vulnérabilité à travers une comédie dramatique assumée.
Duceppe accueillera également en résidence la compagnie La Sentinelle, qui développera un projet d’écriture nourri de jazz, de culture haïtienne et de littérature nord-américaine — une démarche qui prolonge la volonté de faire entendre des voix multiples et des identités plurielles.

Le Théâtre La Sentinelle: Philippe Racine, Lynds Dantiste et Tatiana Zingao Botao
Au chapitre de l’accessibilité, Duceppe met de l’avant une nouvelle carte « Ton âge = ton prix », qui reprend une formule déjà existante en permettant aux 18 à 35 ans de bénéficier des avantages de la carte Duceppe tout en achetant des billets au tarif correspondant à leur âge.
Avec cette 54e saison, Duceppe réaffirme ainsi une mission claire : proposer un théâtre « accessible, vivant et profondément ancré dans son époque », capable de rassembler autour d’histoires communes, malgré — ou à cause de — la fragmentation du monde contemporain.
À l’heure où « le monde se fragmente », Duceppe choisit de faire du théâtre un lieu de rencontre. Dévoilée le 20 avril, la saison 2026-2027 de l’institution montréalaise s’articule autour de cinq spectacles signature qui interrogent l’intime, la mémoire, la justice et l’identité, avec en filigrane une volonté claire : recréer du lien dans un contexte social marqué par les divisions.
« Le théâtre continue de faire le pari inverse : celui du rassemblement », soulignent les codirecteurs artistiques David Laurin et Jean-Simon Traversy, aux côtés de la directrice générale Amélie Duceppe. Une ligne de force qui traverse l’ensemble de la programmation, entre reprises marquantes, créations québécoises et relectures de classiques.
La saison s’ouvrira à l’automne avec 24 poses (portraits) de Serge Boucher (2 septembre au 3 octobre 2026), mis en scène par Édith Patenaude. Dans une cour de banlieue où une famille se réunit pour un anniversaire, la pièce fait affleurer, sous les souvenirs et les petites tensions, un drame latent. Portée notamment par Guylaine Tremblay et Martin Drainville, cette reprise d’un classique contemporain donne le ton : un théâtre de l’intime, où les non-dits deviennent matière dramatique.
Cette exploration des liens familiaux et de la mémoire trouve un prolongement plus vertigineux avec Le fantôme dans la machine de Fanny Britt (28 octobre au 28 novembre 2026, puis en tournée). Dans cette « auto-science-fiction » mise en scène par Alexia Bürger, une femme confrontée à la réapparition de son frère décédé navigue entre deuil et réalités parallèles. Une proposition qui brouille les frontières du réel pour mieux interroger les récits que l’on se construit.
La saison fera aussi une place au répertoire avec Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams (janvier-février 2027). Déjà annoncée en pré-dévoilement et présentée également à Québec au Trident, cette production revisité le classique américain dans une forme physique et musicale par Virginie Brunelle et Jean-Simon Traversy. Entourés d’une fanfare de cuivres, les personnages évoluent dans un univers où danse et théâtre se rencontrent, redonnant une intensité contemporaine aux tensions de Blanche, Stella et Stanley.
Du côté des créations, Nous, dans les plaines immenses (mars-avril 2027) réunit Olivier Kemeid et Sasha Samar autour d’un récit d’exil et de transmission. Entre humour et gravité, la pièce fait dialoguer parcours migratoire et mémoire personnelle, dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine. Une œuvre qui s’inscrit pleinement dans le désir de Duceppe d’ouvrir des espaces de réflexion sur le monde actuel.
Enfin, Prima facie | À première vue de Suzie Miller (avril-mai 2027) viendra clore la saison avec un solo percutant porté par Valérie Tellos. En plongeant au cœur du système judiciaire à travers le parcours d’une avocate confrontée à ses propres limites, la pièce met en lumière les biais de la justice et la complexité de la parole des victimes.
En parallèle, la formule des « 5 à 7 » se poursuit avec deux propositions plus intimistes présentées en coulisses. Michelines de Michel-Maxime Legault (septembre 2026) rend hommage, avec humour et tendresse, aux figures féminines du quotidien, tandis que Baleine de Stéphanie Arav (avril-mai 2027) aborde, sur un mode à la fois cru et sensible, les enjeux de santé et de vulnérabilité à travers une comédie dramatique assumée.
Duceppe accueillera également en résidence la compagnie La Sentinelle, qui développera un projet d’écriture nourri de jazz, de culture haïtienne et de littérature nord-américaine — une démarche qui prolonge la volonté de faire entendre des voix multiples et des identités plurielles.
Le Théâtre La Sentinelle: Philippe Racine, Lynds Dantiste et Tatiana Zingao Botao
Au chapitre de l’accessibilité, Duceppe met de l’avant une nouvelle carte « Ton âge = ton prix », qui reprend une formule déjà existante en permettant aux 18 à 35 ans de bénéficier des avantages de la carte Duceppe tout en achetant des billets au tarif correspondant à leur âge.
Avec cette 54e saison, Duceppe réaffirme ainsi une mission claire : proposer un théâtre « accessible, vivant et profondément ancré dans son époque », capable de rassembler autour d’histoires communes, malgré — ou à cause de — la fragmentation du monde contemporain.