Oh Lord : Réjouissant

La production éponyme de Projet Bocal avait beaucoup fait jaser en mars 2013 et les attentes se voulaient relativement élevées pour ce deuxième spectacle visant une réappropriation inusitée du terroir. Beaucoup de tons de terre déjà dans un décor kitsch à souhait dans lequel se côtoient murs ajourés, pelisses, troncs d’arbre devenant sièges et panaches …

Août – Un repas à la campagne : Des enjeux escamotés

La scène s’ouvre sur une chanson country, comme pour placer le décor. Celui-ci, assez imposant, signé Richard Lacroix, fait voir la devanture d’une maison de campagne à la longue galerie, qui traverse la scène du Théâtre Jean-Duceppe de gauche à droite. Magnifiée par les éclairages spectaculaires de Guy Simard, jouant d’ombres et de pénombre en …

Guerre et Paix : Marionnettes de l’histoire

Au cours des vingt dernières années, Antoine Laprise a prouvé, spectacle après spectacle, qu’il savait relever les défis les plus fous. Après Voltaire, Descartes et Montaigne, sans oublier un détour par la Bible et les grands récits autochtones, le codirecteur du Sous-marin jaune poursuit son exploration des textes fondateurs de la culture occidentale avec Guerre …

Chaîne de montage : Échec sur toute la ligne

Avez-vous déjà entendu parler de Ciudad Juárez, cette ville frontalière mexicaine située en face d’El Paso, où pullulent les usines manufacturières (les maquilladoras) ? Ce qui s’y passe relève du cauchemar : non seulement on y exploite sans merci les travailleurs pour fournir à bas prix toutes les bébelles dont les occidentaux raffolent, de l’aspirateur …

iTMOi (in the mind of igor) : Le sacré et le profane

Nombreux sont les chorégraphes qui se sont attaqués au Sacre du printemps d’Igor Stravinsky : Pina Bausch, Maurice Béjart, Martha Graham, Jean-Claude Gallota, Angelin Preljocaj, et, bien sûr, le créateur de l’œuvre, le danseur Vaslav Nijinski, étoile des Ballets russes de Diaghilev. Lors de la création, à Paris, en 1913, chorégraphe et compositeur ont été copieusement hués, …

Moi et l’autre : Absurdité monolithique vs Unité rhizomique

Être québécois, ça veut dire quoi ? Cela implique-t-il de connaître Miron par cœur, d’écouter Vigneault en fredonnant du bout des lèvres, de porter la chemise à carreaux, de parler « avec l’accent » ou d’avoir regardé tous les téléromans marquants depuis Le temps d’une paix ? Suffit-il même d’être né au Québec pour s’en réclamer ? Moi et …