© Dominic Berthiaum

Détruire, nous allons : Romantisme athlétique

Romantisme, virilité, hypersensibilité et athlétisme. Ce sont les quatre mots qui décrivent le mieux le spectacle d’ouverture du OFFTA, Détruire, nous allons, un remixage (somme toute assez sage) de scènes amoureuses classiques, dans un arrière-plan sportif propice à tous les dépassements de soi et à toutes les fulgurances.  Un chœur de trente-quatre acteurs se démène …

Annie Macfhay

Les Reines : Les espaces amoraux du pouvoir

«Je me tiens en équilibre dans l’air privé de sentiments», confie la reine Élisabeth, femme d’Édouard IV. Cette admirable ligne lancée dans la mêlée des reines – belles-filles, veuves déchues, aspirantes, épouses, duchesse mère – résume à elle seule, la guerre que se livrent six femmes sous l’emprise du pouvoir. Nous sommes tous emmurés dans les pierres humides …

Un ennemi du peuple : Vraiment ?

Henrik Ibsen serait-il un auteur québécois exacerbé par les révélations de la commission Charbonneau décidé de débattre de la corruption sur la scène? Un adepte du théâtre d’intervention déterminé à demander au public son opinion en ces jours où l’on ne regarde plus personne sans suspicion? Eh bien non! Le point de départ d’Un Ennemi …

Sherlock Holmes : Pas si élémentaire

Menant une carrière plus qu’intéressante à Hollywood, l’acteur montréalais Jay Baruchel remonte pour la première fois sur les planches depuis l’école secondaire dans le rôle-titre de Sherlock Holmes de Greg Kramer. Il exsude la suavité et l’assurance presque arrogante du mythique détective londonien. Il possède également ce côté légèrement décalé – qui faisait tout le …

Jamais Lu | Bal littéraire : S’éclater entre ciel et terre

La proposition sur papier semblait des plus attirantes : cinq auteurs (trois français, deux québécois), dix chansons, une pièce à laquelle tous auraient travaillé, présentée un soir seulement sous cette forme, une première québécoise, d’après une idée originale de la Coopérative d’écriture, un lieu d’exploration protéiforme. « Nous deviendrions un moi pluriel, ennemi d’un monde unidimensionnel …

Moi et l’autre : La somme de ses parts

«Je est un autre», croyait Rimbaud. Talia Hallmona, qui signe ici en collaboration avec Pascal Brullemans un premier texte porteur, détourne le constat pour nous proposer une plongée en apnée dans les eaux parfois troubles de l’identité. Comment peut-on quitter un pays, ses odeurs, superposer une autre langue à celle entendue depuis notre naissance, et …