Britannicus : Un Racine moderne

Dès l’entrée dans la salle, le regard est saisi par les images de voitures circulant rue St-Joseph, filmées en direct et projetées sur le décor. Sur scène, murs de béton, mobilier de salon, système de son, écran de surveillance: un ensemble froid, moderne, espace intime où viennent, de loin, résonner les échos du dehors. L’entrée …

Scalpée : La vie est un drôle de cycle

Le mot fait image. Scalper, comme dans être brutalement dépossédé de quelque chose d’important. Scalper, geste qui évoque la barbarie. Les trois personnages imaginés par Anne-Marie Olivier ont été «scalpés» et font face à la barbarie des temps modernes. Charles a 20 ans, vivote et apprend que le père qu’il n’a pas connu était un …

Pervers : Réflexion 2.0

Peut-on signer un texte pertinent sur une problématique actuelle, en constante mouvance en raison de sa nature même? Voilà le pari relevé avec brio par la jeune dramaturge irlandaise Stacey Gregg qui propose avec Pervers un portrait férocement contemporain de certains travers troublants de notre société. La protection de la vie privée serait-elle devenue un …

© Nicola-Frank Vachon

Les trois exils de Christian E. : Une performance d’acteur à ne pas rater

Pour ce spectacle, il a reçu le Prix d’interprétation masculine – Québec, remis par l’Association québécoise des critiques de théâtre à l’issue de la saison 2010-2011: une distinction largement méritée, car Christian Essiambre y est extraordinaire! Les trois exils de Christian E., c’est son histoire, celle d’un comédien originaire de McKendrick, au nord du Nouveau-Brunswick, …

© Thomas Corriveau

Pour un oui ou pour un non : La signifiance de l’insignifiant

Pour un oui ou pour un non est sans doute la pièce la plus jouée de l’auteure française d’origine russe Nathalie Sarraute, mais elle n’avait jamais été montée dans la métropole. Sa représentation sur nos scènes remonte à la version du Français Jacques Lassalle, présentée en 1999 dans le cadre du FTA. Il était temps …

Le roi se meurt : Cérémonie grotesque

C’est probablement la meilleure pièce d’Ionesco. Après les pirouettes verbales et les excentricités pures du maître de l’absurde, la désarticulation du langage et la caricature des comportements petits-bourgeois, Ionesco décrit une expérience intime et douloureuse: son agonie à la suite d’une longue maladie, qui a failli le laisser sur le carreau à 53 ans. Écrite …