AVALe : Petit traité sur la colère

N’ayant vu que leur précédent spectacle, Just fake it, j’avais surtout retenu des artistes de Joe Jack et John, hormis leur esthétique théâtrale dépouillée mais ingénieuse, qu’ils ne feignaient pas l’émotion, les émotions qui nous atteignaient implacablement. À nouveau, avec ce spectacle au titre violent, AVALe, alors que les interprètes jouent toujours leurs personnages sur …

Hansel et Gretel : Rester légèrement sur sa faim

L’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal prend un risque calculé en présentant Hansel et Gretel, une œuvre pour toute la famille, sur une partition enlevante d’Engelbert Humperdinck, dans l’immense salle Wilfrid-Pelletier. On reconnaîtra en quelques minutes la touche particulière du metteur en scène Hugo Bélanger qui a opté pour une relecture somme toute assez traditionnelle …

Glengarry Glen Ross : 100 % testostérone

Exploration assumée de la masculinité, ponctuée de «coarse language» (on prévient d’ailleurs les spectateurs lors d’une annonce hors-champ bien pensée), Glengarry Glen Ross devait valoir à David Mamet un Prix Pulitzer en 1984. Le dramaturge et scénariste puise ici dans son vécu pour dresser un portrait en couleurs vives d’une agence immobilière de Chicago au …

Le Voyage d’hiver : Ducharme Forever

Notons tout d’abord la concordance des climats de création. Un homme est en proie à un hiver ne voulant pas finir dans la capitale autrichienne de 1827: il s’agit de Schubert qui, se retrouvant dans les mots désespérés de Wilhelm Müller, composera Winterreise, cycle de vingt-quatre lieder dont l’ambiance a guidé, dans la froide métropole, …

Commedia : Suivre son génie

Cette saison, après Zone et Le Cid, des spectacles pour le moins décevants, on peut dire que le Théâtre Denise-Pelletier a fini par renverser la vapeur. D’abord avec Marie Tudor, un Victor Hugo palpitant porté à la scène avec doigté par Claude Poissant, et maintenant avec Commedia, une pièce inspirée à Pierre Yves Lemieux par …

Album de finissants : Génération montante

Mathieu Arsenault avait frappé fort en 2004 avec son Album de finissants (réédité récemment en format poche par Triptyque), une série de courts textes, entre poèmes en prose et spoken word, dénués de ponctuation, portrait cinglant d’une jeunesse que l’on croit revenue de tout, engourdie par l’écoute de musique à tue-tête (et aussi, aujourd’hui, par …