Une masse en tension où les corps s’agrègent, se heurtent et se soutiennent, au cœur du débordement chorégraphique. © Jean-Marie Comeau

Les tensions salvatrices de Sans quoi nous crèverons

Il est question du groupe, d’une masse qui évolue à l’unisson, quoi qu’il arrive. Les corps s’agrègent, se heurtent, sans jamais atteindre une harmonie stable. Mais surtout, ils se soutiennent. Il ne s’agit pas d’un collectif apaisé. La négociation est constante, plutôt. Une lutte contre la dispersion. La pièce tient dans cette tension : comment avancer …

Anne Dorval, en Céline Wachowski, déploie une présence à la fois maîtrisée et démultipliée, son image projetée prolongeant et redoublant la figure publique du personnage. © Yves Renaud

L’éclatante adaptation de Que notre joie demeure

Une adaptation qui impressionne à bien des égards. Un courant d’air, un anniversaire, l’indécence du faste, des répliques qui détonnent. Et puis, soudain, le rythme bascule, s’emballe. Une scène muette portée par la musique, une projection, des dessins, des maquettes. Que notre joie demeure emprunte au cinéma sa grammaire sans lui abandonner ce que le …

Etienne Thibeault, Saulnia Jean-Pierre et Jeanne Moreau-Vollant dans Tupqan, mis en scène par Soleil Launière ©️ Danny Taillon

Tupqan | Nos territoires intérieurs : La beauté du collectif

Tout commence comme un thriller politique bien ancré dans le réel. Une élection de conseil de bande, des clans qui s’affrontent, puis la réminiscence de la disparition de Will et de celle du wampum de la communauté fictive de Whitefish trois décennies auparavant. Polam Nicolas, à qui Étienne Thibeault prête ses traits, est propulsé candidat …

Le fascinant Hamlet d’Angela Konrad

Le Hamlet d’Angela Konrad est rock’n’roll, poétique, ultramoderne, audacieux, bizarre. Pour la metteure en scène et directrice artistique et générale de l’USINE C, le texte de Shakespeare semble devenir une matière instable, traversée par des forces contemporaines qui le déplacent, le contaminent, le reconfigurent dans une radicalité presque insolente. Angela Konrad construit ainsi un dispositif …

© Marlène Gélineau Payette

La jeune fille suppliciée sur une étagère : Étrange immersion

« Veuillez noter que ce spectacle contient des descriptions de gestes médicaux sensibles et graphiques, des effets stroboscopiques et un grand volume de fumée. » Je l’avais lu, cet avertissement. Je l’avais même survolé avec la légèreté de quelqu’un de sensible, certes, mais qui pense pouvoir accueillir pas mal de choses. Et puis la description …

© Thibault Carron

Jamais dire jamais : L’étrange beauté d’être ensemble

Il y a quelque chose de profondément déroutant dans Jamais dire jamais, la nouvelle création d’Agathe Foucault présentée au Théâtre Aux Écuries et produite par L’Anniversaire. Dès les premiers instants, on ne sait pas vraiment où l’on va. Sur scène, cinq femmes sont réunies dans un camp de retraite pour adultes, le Camp de l’imaginaire. …