Vincent Millard nous partage ses mauvais souvenirs d’enfance, en particulier ceux des vestiaires de l’école. © Danny Taillon

Ouvert à toute diversité corporelle : L’inclusivité des corps, ça se discute

Et si derrière son apparente bienveillance, la formule Ouvert à toute diversité corporelle dégageait tout sauf l’empathie ? C’est le postulat de base du monologue de Vincent Millard, comédien catalogué « gros » depuis l’enfance. Plus qu’un plaidoyer en faveur des interprètes aux physiques atypiques ou gourmands — expressions peu élégantes des castings — Millard délivre un théâtre documentaire, …

Rebecca Vachon porte une grande part de la tension du spectacle © Valérie Remise

Le testament des célébrités : blockbuster à bout de souffle

Qui n’a jamais été fasciné par les célébrités hollywoodiennes ? À plus forte raison lorsqu’il s’agit de ces enfants-stars qui ont peuplé nos imaginaires. Derrière l’éclat, on le sait, se cachent souvent des trajectoires cabossées. Le testament des célébrités (Dead Celebrities), de Jon Lachlan Stewart, dans une traduction et une mise en scène d’Olivier Morin, s’inscrit …

Jean-René Moisan, Mustapha Aramis, Manuel Tadros, Nour Shoukry et Antoine Yared dans Frères. © Danny Taillon

Frères  : huis clos toxique

Pourquoi, en 2026, proposer un huis clos entièrement masculin sur une grande scène institutionnelle ? La question ne relève pas ici d’un simple réflexe idéologique : elle constitue le point d’entrée le plus juste dans Frères, tant la pièce de Nathalie Doummar, co-mise en scène avec Jean-Simon Traversy, organise elle-même les conditions de ce malaise. Après Mama, …

Une masse en tension où les corps s’agrègent, se heurtent et se soutiennent, au cœur du débordement chorégraphique. © Jean-Marie Comeau

Les tensions salvatrices de Sans quoi nous crèverons

Il est question du groupe, d’une masse qui évolue à l’unisson, quoi qu’il arrive. Les corps s’agrègent, se heurtent, sans jamais atteindre une harmonie stable. Mais surtout, ils se soutiennent. Il ne s’agit pas d’un collectif apaisé. La négociation est constante, plutôt. Une lutte contre la dispersion. La pièce tient dans cette tension : comment avancer …

Tout s’effrite et s’écroule autour d’Alizée (Catherine-Oksana Desjardins)© David Mendoza Hélaine

Allégorie : perception friable de la réalité

Premier acte clôt sa saison avec un spectacle abordant avec force et inventivité le sujet de la schizophrénie, dans une approche sensible qui cherche à partager les perceptions mêmes du réel par les personnes vivant avec ce symptôme. Pierre-Olivier Roussel, qui signe le texte et la mise en scène, poursuit le travail de son collectif …

Formé·e à l’École nationale de cirque, l’artiste détourne les codes du cerceau aérien au service d’une démarche introspective. © Maxime Moulin

Scuse : Dans le cercle des assignations

Le « cirque documentaire » existe-t-il ? Avec Scuse, Frédérique Cournoyer Lessard avance une réponse personnelle, en croisant acrobatie et récit intime autour des assignations de genre et de la violence sexuelle. Mais à l’épreuve du plateau, c’est moins une démarche documentaire qui se déploie qu’un théâtre du témoignage, assumé, vulnérable — et inégalement maîtrisé. Elle entre en scène …

De l’image d’archive à la présence scénique, Pierre Légaré traverse le spectacle — ici incarné par Martin-David Peters aux côtés d’Alice Pascual. © Maxime Côté

Club sandwich mayonnaise : Oser fissurer le consensus

Il y a, au Québec, des consensus dont on ne discute pas. Trop solides, croit-on, pour être remis en question. L’aide médicale à mourir est rapidement devenue l’un de ces boucliers de l’opinion publique. « Touche pas à mon AMM. » C’est précisément là que Club sandwich mayonnaise ose s’aventurer. Et il faut d’emblée reconnaître au spectacle …