Maxime de Cotret incarne Glenn Gould, ici aux côtés de Catherine Renaud, dans une mise en scène tout en retenue où les tensions intimes affleurent sous la surface. © Danny Taillon

Glenn Gould, naissance d’un prodige : Biopic scénique

C’est en adoptant une esthétique presque diamétralement opposée à celle de sa dernière proposition au Théâtre du Rideau Vert que Frédéric Bélanger y accueille le public de la pièce biographique de l’auteur français Ivan Calbérac, Glenn Gould, naissance d’un prodige. À la structure classique et linéaire du texte, le créateur québécois répond par une mise …

Sophie Cadieux confronte son propre double, donnant à voir un visage à la fois projeté, manipulé et troublé, au cœur des jeux de dédoublement qui traversent Visages. © Curtis Perry

Visages : Se regarder en face

Quand commence un visage ? Est-ce au moment où il apparaît sous la lumière, ou lorsqu’on apprend à le lire chez l’autre ? Dans Visages, Alexia Bürger brouille ces repères dès l’entrée du public, alors que la représentation semble déjà en cours. Entre rideaux, masques et incarnations multiples, la scène devient un espace où l’identité se dédouble, …

Anne Dorval, en Céline Wachowski, déploie une présence à la fois maîtrisée et démultipliée, son image projetée prolongeant et redoublant la figure publique du personnage. © Yves Renaud

L’éclatante adaptation de Que notre joie demeure

Une adaptation qui impressionne à bien des égards. Un courant d’air, un anniversaire, l’indécence du faste, des répliques qui détonnent. Et puis, soudain, le rythme bascule, s’emballe. Une scène muette portée par la musique, une projection, des dessins, des maquettes. Que notre joie demeure emprunte au cinéma sa grammaire sans lui abandonner ce que le …

Vue d’ensemble du plateau. Alors que la conférencière (ici en rose) circule au milieu des homo Conforti, un même geste se répète, soulignant combien l’ironie et l’humour ne sont jamais absents de ce spectacle. © Stéphane Bourgeois

Homo confortus : déflagration chorégraphique en terrain faussement calme

La chorégraphe Karine Ledoyen propose avec Homo Confortus une nouvelle création ambitieuse, tant dans le nombre d’interprètes sur scène (14),  que dans le propos et dans la forme que cela prend : une œuvre chorégraphique qui mêle joyeusement musique Live, prise de parole théâtrale, action performative autour d’une sorte de diorama vivant qui remettrait en scène …

Le pacte avec le diable. Maxime Denommée et Simon Landry-Désy. © Victor Diaz Lamich

Dracula, un nouveau règne du mal : Exsangue

Aux oubliettes la grande cape noire, les canines surdimensionnées, le légendaire cercueil et les envolées vampiriques nocturnes, le Dracula de Marie-Claude Verdier n’est pas du tout dans la même veine. Même si l’autrice s’inspire du roman de Bram Stoker, son adaptation très libre de l’œuvre nous fait quitter la Transylvanie pour nous transporter au cœur …

Laurence Laprise, François Ruel-Côté, Olivier Morin et Smon Beaulé-Bulman (torse nu) dans Glissant glissant © Maryse Boyce

Glissant glissant : Parodie et poursuite du sens

Glissant glissant n’attend pas que le théâtre commence pour nous rappeler qu’il est du théâtre. D’emblée, tout est là: le programme lu à voix haute, l’adresse directe au public, l’absence de quatrième mur, les ficelles exhibées avec un plaisir contagieux. Le spectacle de François Ruel-Côté, mis en scène par Cédrik Lapratte-Roy, avance ainsi à découvert, …

Etienne Thibeault, Saulnia Jean-Pierre et Jeanne Moreau-Vollant dans Tupqan, mis en scène par Soleil Launière ©️ Danny Taillon

Tupqan | Nos territoires intérieurs : La beauté du collectif

Tout commence comme un thriller politique bien ancré dans le réel. Une élection de conseil de bande, des clans qui s’affrontent, puis la réminiscence de la disparition de Will et de celle du wampum de la communauté fictive de Whitefish trois décennies auparavant. Polam Nicolas, à qui Étienne Thibeault prête ses traits, est propulsé candidat …